Roc d'azur 2008 - Esté
Roc d’azur 2008 : 100% bonheur, 100% VTT !
Jeudi : Voyage et état d’esprit
C’est pour un trip de 5 jours sur le cote d’azur que nous voilà à 9 joyeux lurons
en train de charger nos vélos à 6h00 du matin sur la place de Maisse. Le trajet qui nous sépare de Fréjus où 2 mobile home nous attendent est riche en en anecdote et est le point de départ du « révélateur » de coureurs que nous sommes.
Les voitures filent pour attraper l’autoroute A6 ; mais à peine le rond point de Milly passé que Francis se plante de route alors qu’il ne voyait déjà plus dans le rétro ni Crevette, ni Gribouille ! Nous voilà bien partis !!!
Sur l’autoroute, le 130 km/h de Francis n’étant pas le même pour Crevette (allez savoir pourquoi ?) chacun roule à sa cadence, en sachant que pour certains les arrêts pipi se succèdent de façon très rapprochés : JC et Gribouille ont une vessie de souris. Finalement, 12h00 pause déjeuner et rassembleemnt de toute la petite troupe. Le pique nique est un bon exmple de ce que nous verrons les 5 jours : une Crevette qui boit une boisson de récupération pas très « catholique ». Rien qu’à la couleur (noire style eau de radiateur usé) ça donne pas envie de lui piquer. Et un JC qui tourne à l’ancienne, au gateau de riz façon Aurélie : bien consistant le truc, une manière de se rappeler que même si elle n’a finalement pas pu venir, ses talents culinaires ont plu à tout le monde. Hop, on repart et nous voilà déjà sur la cote. Il est 15h.
Des réparations de fortune attendent ceux qui se sont préparés à l’arrache : genre moi avec « un demi » vélo à remonter et des pièces manquantes (merci DJ et le Bourrin pour la petite vis). Les autres vont récupérer les plaques des compétitions du week end.
Cette journée se termine dans la rigolade avec petit restau et féculents pour presque tout le monde : demain c’est Marathon pour 5 d’entre nous, puis Roc ruelle et Roc Master.
Vendredi : Prépartion et souffrance
Tut tut, tut tut, tut tut, tut … aïe c’est déjà l’heure du réveil
. Mobile home N°1 : Bien dormi ? heu un peu agité le sommeil mais ça va. Mobile home N°2 : Bien dormi ? quasiment pas car un sanglier qui motocultait et cherchait des truffes toute la nuit a plombé notre sommeil (hé oui, merci Crevette dixit Francis et JC les voisins de chambré !) Je vous épargne les détails …
Commence cependant la préparation de chacun. Huile chauffante et Guarana pour les uns, boissons énergétiques et pates de fruits pour d’autres, au tant de petit plus pour tenir les 5 à 6h de VTT qui nous attendent. Notre vague (la 2ème) est lancée à 10h15. L’organisation est au top avec ravito tous les 10 km et stand technique.
Attention départ 15 s. Le stress monte d’un gros cran et le cardio m’indique 127 pulsations pendant que Gribouille me nargue avec son 95 pulsations … cherchez l’erreur !) 10 secondes, 5, 4, 3 ,2 ,1 c’est parti !!!! JC et Gribouille prennent les devants alors que j’essaye de les garder en point de mire. Francis fait de même avec moi alors que le Bourrin est pour une fois parti prudemment pour ne pas se griller d’entrée. Cette entame de course se fait donc sur un rythme soutenu que chacun espère le bon afin de tenir les 82 km. Les montées sont longues et raides et les descentes se font à très vive allure. On rattrappe déjà d’autres coureurs des vagues précédentes. Il faut gérer le matos, s’alimenter et appuyer un max pour espérer bien figurer. Je roule seul ne voyant plus personne du club. Mini pause au ravito 2 et 3 (soit 20ème et 30ème km). Je tiens bon. A la faveur d’une très longue descente rapide et technique je retrouve à 50 mètres JC. Aïe, les crampes font leur apparition dans la foulée. Après quelques minutes en sous régime pour récupérer, je reviens finalement sur JC qui n’est pas beaucoup mieux que moi. Ca fait exactement 3 heures que nous roulons. JC me dit qu’il a fait environ 20 km avec Gribouille avant de le perdre, et qu’il est loin devant. Pour ma part, je sens que je peux continuer à gravir à un rythme moyen mais je sais aussi qu’une défaillance est vite arrivée si je viens à accélérer la cadence. Je monte au train et fini par décrocher JC.
Je continue de gérer le peu de force qu’il me reste et voilà que nous rejoignons la course des master (seul Crevette y participe pour appréhender terrain et condition physique). D’emblé, des bouchons et des ralentissement se forment. Il reste 25km à parcourir. Cela devient de plus en plus difficile pour moi et je me sens de plus en plus mal. C’est le « tilt » ! Pas de crampe ni mal aux jambes mais le cœur ne veut plus travailler et me rend nauséeux.
Les boissons sucrées finissent de m’écoeurer. Il me faut de l’eau plate. Ma cadence baisse sensiblement, et je décide de faire une pause un peu plus prononcée à l’avant dernier ravito. Je bois, je souffle, et personne du club ne revient.
Je repars et je sais que la finn’est pas si loin avec le col du Bougnon qui se profile, la mer ensuite et l’arrivée assez roulante. Le temps de mettre tout à gauche pour gravir le col du bougnon, puis de monter la cote derrière le lotissement (mais bon dieu ils veuleent pas l’enlever cette bosse ??? trop dur !) et ouf, c’est la fin. Petit chemin des douaniers, passage d’un guet( une nouveauté) et encouragement le long de la ligne de Saab, DJ Seb (malgré une petite baisse de tension, il en restait sous le capot), Gaet et Gribouille (arrivé depuis 40 minutes). Je franchis la ligne au bord de l’épuisement total.
Les autres survivants passent l’arrivée pas longtemps après, avec JC puis Francis tandis que le Bourrin a dü couper pour finir en single speed (dérailleur en vrac) et quelques rayons en moins ! Une histoire de Bourin quoi ! 
La fin d’après midi est bien entamée et il faut que Cédric répare son VTT car il courre le Roc ruelle avec Gaet à partir de 19h00. Passage chez Culture vélo pour un nouveau dérailleur et montage chez Shimano. Le temps est compté mais les 2 vedettes du soir sont prêtes à en découdre. Au menu : passage dans les ruelles du vieux Fréjus, virages serrés, saut d’escalier, franchissement de marches, le tout à faire taquet sur 30 minutes en relais. Sur 70 équipages, ne sont retenus que les 15 meilleurs équipes des 2 vagues de 35 coureurs à s’élancer. France 3 régional couvre l’évènement, et Gaet passera donc à la télé pour sa première au Roc. Je vous raconte pas comment il jubilait. Leur course de qualif est parfaite en terminant 6ème !!! Très belle perf’ pour nos 2 kamikazes.
On est fier d’eux et eux sont tout heureux. La finale va se révéler plus difficile. La mise en route est moins réussie et le matos va leur jouer des tours : crevaison du Bourin à mi course enchainée par celle de Gaet en crevaison lente. Ils finiront tout de même 26ème avec des souvenirs plein la tête. Merci Marianne pour les cours de technique et franchissement. Le coaching de Philippe est aussi à mettre en avant sur cette épreuve (il parle, il parle mais ça porte ces fruits sur les plus jeunes en tous cas).
La soirée se termine par une paëlla dans un restau le long de la mer. Tout pour faire un gros gros dodo.
Samedi : Farniente et salon
Journée de repos pour tout le monde. Seul Axel (venu en camping-car avec son père Fred et Alexis –le fils de Francis-) courre l’après midi. Chacun en profite pour se lever un peu plus tard que d’habitude, faire ses petites affaires et aller au salon (le plus grand d’Europe). Le matos est sublime, les VTT de rêve, et nous croisons de temps à autre des personnalités du vélo avec notamment : Julien Absalon en personne (dédicace à la clé –merci Cédric-), Anne Caro, Lecorguillé, JC Péraud, Karim Amour, Laurent Brochard, R Virenque, Sauser C, Paulissen etc.
Nous avons le temps de faire trempette dans la mer et de se reposer une bonne partie de l’après midi sur la plage ; normal pour un mois d’octobre sur la côte …
Nous assistons à la course d’Axel qui termine à une place raisonnable pour une première au Roc. Tout le monde est ravi de sa journée que nous cloturons par un énième gueuletons au restau, cette fois à Saint Raphaël. Gaet à des fourmis dans les jambes et DJ Seb ne cache plus son envie d’en découdre enfin sur le vélo. Plus qu’une nuit avant le grand jour.
Dimanche : Roc d’azur quand tu nous tiens
La nuit est encore vite passée et Francis part le premier en compagnie de Gaet pour retrouver et encourager Alexis dont la compétition débute tôt. Gaet roulant juste après.
Pour ma part, la pression est quand même bien retombée (l’objectif de finir correctement le marathon étant accompli) et hormis un léger mal aux jambes, les sensations sont bonnes, le stress évacué mais je n’ai pas pour autant de repère par rapport aux autres. Tant pis, je sais bien que pour Dj Seb c’est encore plus nouveau, Gaët et Alexis aussi. Nous devons nous élancer dans la 4ème vague. Il y aura donc déjà plus de 1500 coureurs sur le parcours quand nous partirons. Nous sommes 7 sur la même course et une fois en grille nous voilà un peu éparpillés.
Top départ ! ça démarre à bonne allure et j’arrive à me placer rapidement sur le devant. Gribouille me double, je prends sa roue, repasse devant, et nous voilà dans le paquet des 10 premiers de la vague. Curieusement, je ne suis pas terriblement essoufflé et cela permet d’attaquer les choses sérieuses (la première ascension) dans de bonnes conditions. Commence alors une lente remontée des attardés des autres vagues. Gribouille se détache à l’avant et je conserve ma position en essayant dans garder un max sous le pied. La seconde cote (un col) est long (comme sur le marathon) et les coureurs sont en file indienne : à gauche à pied, à droite sur le vélo 22 x 32 (voir 34 pour les chanceux). Quand on s’annonce pour doubler, les vététistes sont relativement réglo et se laissent dépasser sans anicroche. Y’a que pour les descentes qu’il faut jouer un peu plus des coudes mais ça passe. Pas le temps de s’arrêter aux ravitaillements cette fois car tout se déroule très vite. Les passages mythiques du Roc font toujours leur effet : l’hélicoptère qui nous survol pour le départ, la vue sur la mer par moment, le col du Bougnon et tout le public qui encourage, la plage à pied le long des restaurants, le chemin des douaniers technique en longeant la mer, la ligne d’arrivée et le temps mis !!!!
Finalement, j’en finis avec cette belle course. Le résultat est correct avec une place de 100ème senior (324ème au scratch). Gribouille est devant à 5 minutes : il a dû faire de beaux passages tant j’ai l’impression de pas avoir laissé filer grand-chose !
Je regarde l’arrivée des autres membres : dans l’ordre avec plus ou moins d’écart, cela donne Crevette, le Bourin, Francis, JC et Dj Seb.
Un repos bien mérité nous attend mainteant. La mer puis la piscine sont au programme. Pour la soirée, nous prévoyons « Pasta party » au mobile home et champagne !
Quelle belle fête !